bios

NB This is not a website but a notebook.
Most bodies of works presented here are only sketches, drawings or thoughts.
Their final form takes shape when exhibited in real space & time.







Georges Salameh

Greek-Lebanese lens based artist & filmmaker.
Born in Beirut, 1973.
Studied Film at Paris VIII St. Denis.
Lived in Beit Mery, Larnaca, Athens, Paris, Cairo and Palermo.
Since 1998, has created video & photographic installations, directed documentaries, experimental and essay films.

Artiste visuel Gréco-libanais.
Né à Beyrouth, 1973.
A étudié le cinéma à Paris VIII St. Denis.
A vécu à Beit Mery, Larnaca, Athènes, Paris, Le Caire et Palerme.
Depuis 1998, a créé des installations vidéo et photographiques, réalisé des documentaires, des films expérimentaux et d'art et essais.









I’ve been working in the field of filmmaking and fine art photography for many years now, but my utmost aspiration is still poetry. So in a way I always put my visual craftsmanship at the service of this unattainable goal, since I don't really write eloquently, in any of the five languages I speak! 
My approach and research has been idiosyncratic, experiential, shaped around the notion of sedimentation, both in the physical and metaphysical sense, through a creative comparison of reality, languages, and narratives. My raw materials are archives, recordings, reconstructions, gestures, peripatetic practices and a sense of listening and hearing. My projects are produced over long periods of time waiting for this minimum sedimentation to occur. What I call creative comparison of reality is a long process of dialectic creativity that accompanies and informs my work through different stages. 
From the first moment of shooting until the final edit proposal, it’s a continuous flow of layering and shaping. However, what is visible to the viewer and emerges, is only what is visible on the surface, the last layer & its cracks. A final form is just the end of that process. What is initially subjective, all along the way, becomes distant and timeless.
All my projects are intuitive responses to emotionally resonant ideas and experiences. They look more like a letter to a friend, words said or left unsaid, all floating down the stream of oblivion. 
Oblivion leaves sediments too, on the surface of cities, mounts, valleys or in the depths of the sea. It may in time become memory.


Je travaille dans le domaine du cinéma et de la photographie depuis de nombreuses années , mais ma plus grande aspiration reste la poésie. Donc, d'une certaine manière, je mets toujours mon savoir-faire visuel au service de cet objectif inaccessible, puisque je n'écris pas vraiment avec éloquence, dans aucune des cinq langues que je parle !
Mon approche et mes recherches ont été idiosyncratiques, expérimentales, façonnées autour de la notion de sédimentation, à la fois au sens physique et métaphysique, à travers une comparaison créative de la réalité, des langages et des récits. Mes matières premières sont des archives, des enregistrements, des reconstructions, des gestes, des pratiques péripatéticiennes et un sens de l'écoute et de l'ouïe. Mes projets sont produits sur de longues périodes de temps en attendant que cette sédimentation minimale se produise. Ce que j'appelle la comparaison créative de la réalité est un long processus de créativité dialectique qui accompagne et informe mon travail à travers différentes étapes.
Du premier moment de la prise de vue jusqu'à la proposition du montage finale, c'est un flux continu de superposition et de mise en forme. Cependant, ce qui est visible pour le spectateur et émerge, n'est que ce qui est visible en surface, la dernière couche et ses fissures. La forme final n'est que la fin de ce processus. Ce qui est d'abord subjectif, tout au long du parcours, devient lointain et intemporel.
Tous mes projets sont des réponses intuitives à des idées et des expériences émotionnellement résonnantes. Ils ressemblent plus à une lettre à un ami, des mots dits ou non-dits, le tout flottant sur le ruisseau de l'oubli.
L'oubli laisse aussi des sédiments, à la surface des villes, des monts, des vallées ou dans les profondeurs de la mer. Avec le passage du temps cela peut devenir une mémoire.









on peripatetics

I walked, walked and still walk on Mediterranean soil.
Walking is the mother of all migrations.
Man before even beginning to combine action to word, starts on his feet.
Walking reminds us of what gave us our civilizations and enlightenment.
Simple and complex simultaneously, walking certifies that life begins somehow as a human adventure, around the age of one.
The quest for an unattainable return home and an impossible harmony motivates the walker - pilgrim.
Walking is also a process and a pretext for introspection.
Between first steps and travels around the world, there is a major one step that allows you to cross the boundaries of life.
It's also a form of placing History in the space of an experiential education.
Lonely form of resilience, not without nostalgia, walking is always a step towards the other, and the foreigner in us. It’s an encounter that requires an effort. It’s a therapy, both physical and psychological.
In the effort of walking one escapes the very idea of identity, the temptation to be someone, to have a name, a personality and a history.
This new form of freedom lies in not being anyone; for the walking body has no history, it is just an eddy in the stream of immemorial life. Forgetting oneself would begin with deliberately cultivating solitude and oblivion. It would acknowledge that all labor spent on the self is potentially displacement activity, wasted energy. And with that effort conserved, some sort of great work could be done. The reveries of Rousseau, the writings of Rimbaud and then of Stevenson, Thoreau, Benjamin, Walser, Sebald and so many others encourage us, when reading them, to put on our shoes and walk.
To our joy and our health, walking is a form of defiance of speed and noise, increases curiosity, and encourages humility, causing sometimes meditation. It invites us to contemplate, be silent and listen better. I would call this form of life practice 'Peripatetic'.
'Peripatetic' is a word relating to the broader sense of walking about – wandering, roaming. The adjective derives from the Greek verb “peripatein” and refers to Aristotle’s school – Peripatos – founded after 335 BC at a public gymnasium outside the city walls.
Peripatetics also revolve around experiential, direct, non-conceptual filmmaking & photography. It’s somehow the quiet side of urban landscape or scenery contemplation during which attention is given primarily to the state of mind and not to the hunting of exceptional phenomena. This internalisation of attention brings a more sober & poetic reading of reality. It’s a detached way of making more intimate images open to interpretations. You create or inhabit a non-familiar space that, through the act of walking, metamorphoses it into a home, and opens it towards a political gesture and towards the sublime.
I started off at the beginning of my approach in the late 90's, to embrace Athens, my city, neither for what I wanted it to be but for what it is and eluded me. This endeavour in time turned into a prelude to learning about justice, and established itself as one first step in an act of resistance.



de la pratique péripatéticienne

J'ai marché, marché et marche encore sur un sol méditerranéen.
La marche est la mère de toutes les migrations.
L'homme avant même de commencer à combiner l'action à la parole, commence sur ses pieds.
La marche nous rappelle ce qui a déterminé nos civilisations et nos lumières.
Simple et complexe à la fois, la marche atteste que la vie commence en quelque sorte comme une aventure humaine, vers l'âge d'un an.
La quête inatteignable d'un retour chez soi et d'une harmonie impossible motive le marcheur - pèlerin.
La marche est aussi un processus et un prétexte à l'introspection.
Entre ces premiers pas et les voyages autour du monde, il y a une étape majeure qui permet de franchir les frontières de la vie.
C'est aussi une manière d'inscrire l'Histoire dans l'espace d'une éducation basée sur l’expérience et l'observation.
Forme de résilience solitaire, non sans nostalgie, la marche est toujours un pas vers l'autre, et vers l'étranger en nous. C'est une rencontre qui demande un effort. C'est une thérapie, à la fois physique et psychologique.
Dans l'effort de marcher on échappe à l'idée même d'identité, à la tentation d'être quelqu'un, d'avoir un nom, une personnalité et une histoire.
Cette nouvelle forme de liberté réside dans le fait de n'être personne ; car le corps qui marche n'a pas d'histoire, il n'est qu'un tourbillon dans le courant de la vie immémoriale. S'oublier commencerait par cultiver délibérément la solitude et l'oubli. Cela reconnaîtrait que toute labeur dépensée sur le soi-même est potentiellement une activité de déplacement, une énergie gaspillée. Et avec cet effort conservé, une sorte de grand travail pourrait être fait. Les rêveries de Rousseau, les écrits de Rimbaud puis de Stevenson, Thoreau, Benjamin, Walser, Sebald et tant d'autres nous incitent, en les lisant, à chausser nos godasses et à marcher.
Pour notre joie et notre santé, la marche est une forme de défi à la vitesse et au vacarme, elle accroît la curiosité, et encourage l'humilité, provoquant parfois la méditation. Elle nous invite à contempler, à nous taire et à mieux écouter. J'appellerais cette forme de pratique de la vie « péripatéticienne ».
« Péripatéticien » est un mot lié au sens plus large de se promener – errer, vagabonder. L'adjectif dérive du verbe grec "peripatein" et fait référence à l'école d'Aristote - Peripatos - fondée en 335 avant J.-C., dans un gymnase public à l'extérieur des murs de la ville.
Mes déambulations tournent également autour du cinéma et de la photographie expérientiels, directe et non conceptuelle. C'est en quelque sorte le côté tranquille de la contemplation des paysages urbains ou non-urbains, au cours duquel l'attention est portée avant tout sur l'état d'esprit et non sur la chasse aux phénomènes exceptionnels. Cette intériorisation de l'attention apporte une lecture plus sobre et poétique de la réalité. C'est une façon détachée de faire des images plus intimes ouvertes aux interprétations. Vous créez ou habitez un espace non familier qui, par l'acte de marcher, le métamorphose en foyer, et l'ouvre vers un geste politique et vers le sublime.
J'ai commencé au début de ma démarche à la fin des années 90, pour embrasser Athènes, ma ville, non pas pour ce que je voulais qu'elle soit mais pour ce qu'elle est et m’échappe. Cette entreprise s'est transformée avec le temps en un prélude à l'apprentissage de la justice et s'est imposée comme un premier pas dans un acte de résistance.





works

CAHIERS DE LA PAIX (1998-2006)

CAHIERS DE LA CRISE (2007-2017)

CAHIERS DE L'OUBLI (2006-...)





collaborations (selected)

DEPRESSION ERA collective's co-founder & contributing artist (Athens, Greece 2011-2019)

PHASES MAGAZINE - contributing editor (France/Greece 2015 - 2017)

URBANAUTICA INSTITUTE - contributing editor (Treviso, Italy June 2015-2019)





curator (selected)

VENTO DEL NORD - film festival program curator (Lampedusa, Italy July 2011)

MAPPING MEMORIES - review for WIP magazine (Thessaloniki, Greece 2014)

DEPRESSION ERA - co-curator of the collective's installation within the 5th Biennale of Contemporary Art (Thessaloniki Greece July-Sept 2015)

ORMOS - curator Exhibition (Palermo, Italy January 2016)

DEPRESSION ERA - co-curator of the collective's exhibition at SLOUGHT (Philadelphia, USA Jan-Feb. 2019)

PLATEAU 034 - co-curator of the exhibition at Zoetrope (Athens, Greece, June 2019)

DEPRESSION ERA - co-curator of the collective's TOURISTS installation within 13,700,000 km^3 exhibition at Pythagorion Art Space (Samos, Greece, August 4–September 30, 2019 )

Τhe Id – RECONSTRUCTING FAMILY - curator of the collective exhibition at MedPhoto Festival & EFEK (Iraklio, Crete, Greece Nov 2019 – Dec 2019) &  (Rethymno, Crete, Greece Sept. 2020-oct-2020)





workshops (selected)

ORIGINI (Palermo, Italy March 2015)

PERIPATETICS (Athens, Greece Feb-March 2016)

OPEN ARCHIVE (Philadelphia, USA Jan 2019)

ΣΙΝΕΜΆ ΑΚΡΟΤΉΡΙ (Santorini, Greece Oct 2021)

DAEDALA (Chania, Greece Nov 2021)





talks (selected)

MILANO CITTA APERTA - DEPRESSION ERA (Milano, Italy 2015)

MINIMUM - PHASES MAGAZINE (Palermo, Italy 2016)

ORAMA - BEYOND PHOTOGRAPHY (Athens, Greece 2017)

Mobilities in/of Crises: Critical InvestigationsCAESURA (Athens, Greece 2018)

Rethymno's Photographic Lessons - BEYOND PHOTOGRAPHY (Rethymno, Greece 2019)

Sync Cu­ra­to­r­ial Fel­low­shipSwedish Institute at Athens (Athens, Greece 2019)

Mediterranean Flux (Naxos, Greece, Sept. 2020)

Art Athina - The origins of others (Athens, Greece, 2021)





interviews (selected)

URBANAUTICA (Italy 2015)

VELVET EYES (UK 2018)

SEMIMAGAZINE (UK 2019)

OF THE LAND AND US (UK 2019)

ΕΠΟΧΗ ΤΩΝ ΕΙΚΟΝΩΝ (GR 2021)

Loupe Magazine (UK 2021)

Photologio (GR, 2021)




photography exhibitions (selected)

SPLEEN - No Country For Young Men - Bozar (Bruxelles, Belgium March 2014)

SPLEEN - Depression Era - Benaki Museum (Athens, Greece, Nov 2014 - Jan 2015)

REFUGE DREAMGROVE - Alien Territory - Medphoto (Rethymno, Greece June-Sept 2016)

SPLEEN - CRITICAL ARCHIVES III: IDENTITIES - Museum of Contemporary Art of Crete (Rethymno, Greece, Jan-March 2018)

PHOTO-GRAPHE - Benaki Museum (Athens, Greece, Nov. 2018-Jan.2019)

SPLEEN - Depression Era - SLOUGHT (Philadelphia, USA Jan-Feb. 2019)

HEAR YOU, ATHENS Anatomy of Political Melancholy (Athens, Greece, Feb.-April 2019)

HOTEL HELLASTOURISTS13,700,000 km^3 - Pythagorion Art Space (Samos, Greece, August 4–September 30, 2019 )

ISOLITUDINE - EIGHT (Athens, Greece, March 2020)

WHITE MIDDLE SEA - Mediterranean Flux (Naxos, Greece, Sept. 2020)

PUBLIC DOMAIN - MOMus (Thessaloniki, Greece April 2022)

THE SEA AROUND US - TAVROS (Athens, Greece, Oct. 2022 Jan. 2023)





audio-visual installations (selected)

OLIVESCAPES - Cultural center KETHEA-Diavasi (Athens, Greece, June 2001)

SARANDIS - Athens. Metropolis by default - Bios (Athens, Greece, Nov. 2002)

SCRUSCIU - International Kansk Video festival (Kansk, Russia, August 2008)

MAESMAK - Blown Up A la recherche des élèves de Deleuze - Exhibition curated by Silvia Maglioni & Graeme Thomson (Paris, France December 2009)

HAFEZ FROM ANFEH - Third Nature - Antonopoulou Art Gallery (Athens, Greece June 2010)

STILL BURNT - Mirfestival 2010 (Athens, Greece September 2010)

RED POKER - Détours S8mm Film Festival (Santorini, Greece August 2010)

CASA AUT - ex casa Badalamenti (Sicily, Cinizi, 11-27 November 2011)

LET US STOP AND WEEP Origini - Dimora OZ (Palermo, Italy March 2015)

NABIL & CORNI - Depression Era - Biennale 5 (Thessaloniki, Greece July-Sept 2015)

NABIL & CORNI - TOURISTS - Culturescapes (Basel, Switzerland, Oct. 2017 - Jan. 2018)

MAESMAK - A Field Guide To Getting Lost Vol.2 (Aegina, Greece, Sept.2019)

LET US STOP AND WEEP - Eglise (Palermo, Sicily, Feb.2020)

HOTEL HELLAS - (CO)LABROTARY FOR CITIZENSHIP - VSP (Athens, Greece, May-June 2022 )





 film festivals (selected)

FACES OF ELECTRA - Hellenic Society (Athens, Greece, March 2003)

ON THE OLIVE ROUTE - Thessaloniki Film Festival (Greece, April 2004)

ON THE OLIVE ROUTE - New York International & Independent Film Festival (USA, April 2004) 

HOLD MY ME - Cinema Texas 11th International Short Film Festival (USA, Sept. 2005)

KATERINA'S FACE - International Documentary Film Festival CRONOGRAF (Chisinau, Moldova, May 2006)

MOUNT FALAKRO - Ecocinema (Pireaus, Greece, Feb. 2008)

MOUNT FALAKRO - Trieste Documentary Film Festival (Trieste, Italy Jan. 2008)

MAESMAK - London International Documentary Festival (UK, April 2009)

MAESMAK - CON-CAN Movie Festival (Tokyo, Japan, Sept. 2009)

MAESMAK - Luksuz Film Festival (Ljubljana, Slovenia Sept. 2009) Best Experimental Film

MAESMAK - Strange Screen Experimental Film Festival (Thessaloniki, Greece Oct 2009) 2nd prize for Best Experimental Video

MAESMAK - Teheran Short Film Festival (Teheran, Iran, Nov 2009) Best Documentary International Competition

MAESMAK - Kassel Documentary Film and Video Festival (Kassel, Germany, Nov. 2009)

TI VITTI - FICTS (Milano, Italy, Dec 2012) Guirlande d’Honneur for Best Documentary

THE INVISIBLE HANDS - Documenta14 (Athens, Greece, April-June 2017)

THE INVISIBLE HANDS - Berlinale Forum Expanded (Berlin, Germany, February 2018) - Awarded the 10th Giuseppe Becce Prize for Music by independent critics Jury at Berlinale (International Premiere)

THE INVISIBLE HANDS - 20st Thessaloniki Documentary Festival (Greece, March 2018)

THE INVISIBLE HANDS- Yebisu International Festival for Art and Alternative Visions, (Tokyo Japan, April 2018) (Asian Premiere)

THE INVISIBLE HANDS - CPH:DOX – Copenhagen International Documentary Festival (Copenhagen, Denmark, March 2019)





TV broadcast

THE RECEPTION - ERT2/ERTFLIX - Greek national TV (Greece, 2020) 





book

HEAR YOU ATHENS (Greece, 2021)





features & publications (selected)

PHOTOGRAPHIC ASPECTS AND VIEWS - exhibition catalogue (Greece 2001)

SPLEEN/DEPRESSION ERA - exhibition catalogue (Greece 2011)

PAPER JOURNAL MAGAZINE - feature (UK 2014)

AINT BAD MAGAZINE - magazine edition (USA 2014)

ΝΟΜΙΚΗ ΒΙΒΛΙΟΘΙΚΗ - book cover (Greece 2015)

APERTURE MAGAZINE - magazine edition (USA 2016)

PHASES MAGAZINE - feature (France/Greece 2018)

LIFO - feature (Greece 2018)

L'OEIL DE LA PHOTOGRAPHIE - feature (France 2018)

REVUE CAMERA - magazine edition (France 2018)

KASTANIOTIS - book cover (Greece 2018)

KASTANIOTIS - book cover (Greece 2018)

POINT DE FUITE - book edition (France 2019)

HARPER'S MAGAZINE - magazine edition (USA 2019)

Mouvement - magazine edition (France 2020)

Kathimerini - Newspaper edition (Greece 2020)

SACRED - Urbanautica Institute (Italy 2020)

Aletheia - book cover (Russia 2020)

OPPORTUNA - book cover (Greece 2022)





digital collections

FOUND & LOST (2010-2015)

OPEN ARMS (2013-...)

AANZOUA (2020-...)





photography prints

Edition 1/2, plus one artist print & one museum print.
Variable print size, depending on body of work.
Scanned on Hasselblad/Imacon scanner from Porta160 - Portra 400 Kodak negative or 35mm slides - Offset printed on Hahnemuhle Baryta 315gr
Mounted on Aluminium Dibond with antireflective museum glass and framed.

Five photograph prints from the body of work FOUND LOST available on Digital Fountain

Eight small edition prints from the book HEAR YOU ATHENS available for orders here: memsea.productions@gmail.com





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