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نبيل


Nabil - نبيل


photo by Joseph Toufic Salameh


Je ne me rappelle d'aucune référence ou souvenir personnel à l'enfance de mon père. Je n'avait jamais pensé à ce détail jusqu'à ma récente visite à la ville de Tripoli, où il a grandi. Je supposait que c'est peut être, que les films 8mm muets de famille couvrait amplement cette époque de leur vie et il n'avait pas besoin de nous en parler, ou simplement il ne se souvenait plus de rien.
Mais ceci me laissait encore plus curieux de ce manque!
Il a fallu un jour que je l'emmène à sillonner les petites ruelles de la colline de Kobbeh et le marché de Khan el Saboun pour que des souvenirs ressurgissent. Il raconta de sa première et sa seconde maison, son école chez les moines Carmelites, les après midi d'hiver chez les tantes, les petites ruelles secrètes qui mènent vers la rivière Abou Ali, une carte d'une mémoire vive tracée par les pas lent d'un père fatigué mais serein.
Notre promenade finit dans l'un des cafés des plus anciens du Moyen-Orient ...

I do not remember any reference or personal recollection of my father's childhood. I had never thought of this detail until my recent visits to Tripoli, the city where he grew up. I assumed it may be that the 8mm silent home movies amply covered this time of their life and he did not need tell us about it, or he simply no longer remembered anything.
But this left me even more curious as to this gap!
One day I took him there and roamed the streets of Kobbeh's hill and Khan Saboun's market for souvenirs to resurface: he talked about his first and second home, his school, the wintery afternoons at his aunts, secret little streets leading to the river Abou Ali, a memory mapped by the slow pace of a tired but serene father.
Our stroll ended in one of the oldest cafes in the Middle East ...