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Europa


Europa

Il y a plusieurs raisons pour le choix de cette image mais c’est surtout cette lourde atmosphère qui règne en Europe ces derniers temps qui me pousse à chercher une représentation qui peut exprimer un peu l’humeur mais aussi peut- être une vision de cette Europe de plus en plus divisée sur un axe Nord/Sud après des décénies de divisions Est/Ouest.

Le déclencheur de ma quête fut ce curieux acronyme “P.I.I.G.S” (Portugal, Italy,Ireland, Greece and Spain) publiés initialement par le Wall Street Journal pour désigner d’une manière évidement péjorative les pays faible de L’euro-zone spécialement après les déboires économiques entre la banque centrale de l’Union Européenne et la Grèce. J’ai découvert cet acronyme dans un article de Augustine Zenakos: Some PIIGS Are More Equal than Others (en anglais)

Je suis allé chercher dans mes archives ces 2 diapositives du même palmier photographié en dehors de la bibliothèque nationales d’Athènes il y a 11 ans. Initialement la première photo nocturne m’avait fascinée, et je travaillait à l’époque sur une séries: “Aθήνα σ΄ακουω – Athènes je t’écoute”, mais quelques semaines plus tard ce qui m’avait fasciné de nuit, de jour perdait de son charme et gagnait en réalisme. Comme je ne me décidais pas laquelle des 2 choisir, ces deux images furent exclues de la série pour devenir aujourd’hui une sorte de réflexion/reflection sur l’état des choses dans “Europa”.

C’est étrange mais depuis mon arrivée en Sicile en 2006 (territoire de frontière) que je comprends mieux cette division interne à la nation italienne entre les “terrone” du sud et le “polentoni” du nord et la haine et l’incompréhension qui en résultent et par conséquence saisir un peu mieux l’Europe. Et oui, ici des termes archaïques comme celui de “lutte des classes” sont peut-être le mieux adaptés pour décrire les tensions actuelles mais sans aucun doute plus suffisants. Cette différenciation interne à l’Italie mais un peu à la France aussi (j’ai séjourné pendant 4 ans à Paris et visité plusieurs fois le Sud), me semble avoir contaminée l’Europe elle même.

Cette image par contre n’est absolument pas une sorte de “j’accuse” contre le “nord” ou le “sud” mais c’est une image qui insiste sur le fait que çà dépend seulement de sous quelle “lumière” nous regardons les choses. Et évidement se rappeler que la question de l’identité et de sa crise resurgissent à chaque fois que nous tentons de contempler notre union économique…

On oublie souvent que le palmier symbole de tiers-mondisme ou dans le meilleur des cas celui de vacances exotiques pour les Européens d’aujourd’hui, fut aussi symbole de triomphe et victoire chez les chrétiens, de paix et d’abondance dans le judaïsme, et de fécondité chez les grecs anciens. Alors pourquoi ne pas regarder la décadence, la corruption, les défauts,… de l’Europe sous une autre “lumière” pour commencer à voir au delà de l’imagerie de la monnaie elle même?

N.B: Aucune référence initialement au symbole du parti au gouvernement de la Grèce, PASOK

Palerme Fevrier 2010

Translation in my elementary english:
There are several reasons for choosing this picture but it comes especially as a reaction to a weighty atmosphere that is shadowing Europe these days. This leads me to seek a representation that can express a bit this feeling, and perhaps vision one Europe increasingly divided on a South/North axis after decades of East/West divisions.

The trigger of my quest was this peculiar acronym “PIIGS” (Portugal, Italy, Ireland, Greece and Spain) originally published by the Wall Street Journal to describe, in a pejorative manner obviously, the weak countries of the euro-zone specially after the Economic disapointment between the E.U central bank and Greece. I found it in an article by Augustine Zenakos: Some PIIGS Are More Equal than Others.

I brought out from my archive these 2 slides of the same palm tree outside the National Library in Athens photographed 11 years ago. Initially the first nocturne picture fascinated me, and It was then one photo from the series “Aθήνα σ΄ακουω – Athens I’m listening”, but a few weeks later what had fascinated me by night, lost its charm in daytime and gained in realism. As I could not bring myself to choose between those two images, they were both excluded from the series to become today a kind of meditation/reflection on the state of things in “Europa”.

It is strange but since my arrival in Sicily in 2006 (land of boundaries) that I better understand this internal division to the Italian nation between “Terrone” in the South and “Polentone” in the North and the hatred and misunderstanding that results from it and therefore somewhat I better aprehend Europe. And yes, an archaic term like “class struggle” is perhaps better suited to describe the current tensions, but definetly no longer sufficient. This internal differentiation in Italy but to France as well (I spent 4 years in Paris and travelled many times to the South of France), seems to have infected Europe itself.

This image is absolutely not a kind of “J’accuse” against the “North” or “South” but it’s an image that emphasizes the fact that it depends only on under what “light” we look at things. And of course remember that the issue of identity and its crisis resurface whenever we try to look at our “economic union” …

We forget that a palm tree apart from its Third World countries symbolism or in the best case that of exotic vacations for today’s Europeans, it was also a symbol of triumph and victory for Christians, peace and abundance in Judaism and fertility to the ancient Greeks. So why not look at the decadence, corruption, defects, … of Europe under another “light” to begin to see beyond the imagery of its currency ?

N.B: No reference initially to the symbol of the ruling party of Greece, PASOK

Palermo February 2010